___Ce jour là, vous ne pouviez pas vous douter que ça se passerais comme ça. Le jour de la première rencontre.
___Enfin, non, ça commence avant ça, quand cette amie vous parle de lui en disant tellement de bien, comme si c'était la huitième merveille du monde. Et puis arrive la rencontre, elle fait les présentations, vous restez sceptique sans l'être, ou pas. C'est juste le premier contact.
___Et quelques jours plus tard, à peine, le prof de math n'est pas là, et il n'y a pas de perm, alors vous rester sur un banc, et là, par pur hasard, vous l'entendez, finalement, vous l'écoutez, et c'est e coup de foudre.
___Vous cherchez à tout prix à l'entendre et le voir encore et encore, encore toujours, sans vous en lasser. Vous récupérez toutes les informations possibles à son sujet.
Et puis, il y a ce jour, où vous décidez d'aller vers lui, enfin. Après une longue hésitation, vous vous lancez. Et là sans le savoir faire demi tour n'est plus envisageable, juste parce que vous l'avez enfin, et que vous n'allez pas le jeter.
___Et là, c'est encore pire, vous y pensez sans cesse, vous posez toutes les questions possibles à son sujet, même les plus ridicules, pourtant elles vous semblent tellement importantes. Vous imaginez tout, et rien, vous en discutez de longues heures sur msn, c'est votre sujet de conversation favoris. Votre entourage en a tellement marre.
___Mais, avec lui tout est rose, la vie vous paraît d'un coup tellement plus belle qu'elle ne l'est. Il apporte ce qui vous aide à tenir le coup. Tous les jours vous n'avez qu'une hâte, sortir du lycée et enfin pouvoir le retrouver, l'entendre, le voir. Tout paraît tellement beau, il n'a que des qualités, il est juste parfait. Et vous, vous êtes aveugle, juste aveugle.
___Après, il y a cette fois, où vous êtes séparés pour un temps, les vacances, une semaine vous partez loin de lui. Le pire, c'est quand vous pensez que ce jour là, vous auriez du le voir, ça aurait pu être votre première fois. Ca vous dégoûte d'être dans un coin de campagne perdu à plusieurs centaines de kilomètres de lui. Ca vous tue et vous déprime, alors vous l'écoutez, pour que ça aille mieux.
___Ca dure un temps, une période d'euphorie et d'hystérie, le calme avant la tempête, avant que tout n'aille mal. Il y a ce jour, qui devait forcément arriver. Vous vous rendez compte qu'en fait, il n'est pas parfait, il est humain, comme tout le monde, il a ses défauts. Ses qualités, mais ses défauts. Sauf que, vous n'y pouvez rien, même si ça fait mal d'un coup.
___Et puis après, la première dispute. Celle qui annonce le début de la galère, celle qui vous ouvre les yeux, celle qui vous montre comment c'est vraiment. vous vous fâchez, et vous attendez que ça passe, en prenant des distances, sans trop en prendre, parce que malgré tout, vous avez développer une addiction, impossible de se passer de lui maintenant, pour le moment ça serait trop dur. Et puis le temps passe, ça va un peu mieux, mais c'est difficile, vous vous réconciliez, même si en fin de compte vous n'étiez pas réellement fâchée.
___La passion revient doucement, même si elle n'est jamais vraiment partie. Mais ça fait mal, il change, de plus en plus, et c'est de plus en plus dur, mais vous ne pouvez pas le lâcher : vous l'aimez à vous en rendre malade.
___Et arrive la première grosse dispute. Vous vous énervez, vous pleurer, vous avez mal, tellement mal. Vous mettez toutes vos photo dans une boite, que vous gardez dans un coin, vous prenez de vraies distances cette fois, même si vous l'écoutez et allez toujours vers lui de temps en temps, c'est plus dur à chaque fois. Vous avez mal de le voir changer, vous avez mal de le voir s'éloigner de vous. Mais c'est inévitable. Ainsi va la vie.
___Pourtant vous faites tout pour le retenir, au final, même si vous êtes fâchés, et que ça passe mal, c'est toujours moins pire que si ça ne passait plus du tout.
___Finalement, ça s'arrange peu à peu, ça n'a plus rien à voir avec le début, vous vous rendez compte qu'entre vous c'est bien plus compliqué que ça, vous avancez comme vous pouvez, même si c'est dur, même si ça fait mal. Il faut bien. Ca ne dépend pas de vous de toutes manières.
___Mais vous rencontrez des gens nouveaux, ça vous aide à remonter la pente, tout va mieux, même si avec lui vous ramez, vous ramez pour le garder, vous ramez parce qu'il change alors que vous ne voulez pas, vous ramez parce que vous l'aimez et que vous avez l'impression qu'il n'en a rien à faire.
___Et puis, un beau jour (peut-être pas si beau, en fin de compte) ça arrive. La première fois. Il fallait bien que ça se produise un jour. On vous a dit "fais-le", vous hésitiez tellement. mais en fait, vous ne regrettez rien, tellement rien. Vous avez touché les étoiles, ça vous a fait vibrer comme jamais. Ca vous a prouvé que vous comptiez un minimum pour lui. Vous l'aimez.
___Après, c'est difficile de s'en remettre pourtant, même si pour rien au monde vous ne l'auriez pas fait. Juste, la vie doit continuer, c'est comme ça et c'est tout.
___Les jours passent et vous continuez, il faut bien, les choses ont changé maintenant. Vous continuez de vous raccrocher à lui, parce que vous n'avez pas envie de le quitter, même s'il a changé, même s'il est loin, même si vous tombez toujours plus bas par sa faute. Sauf qu'il n'en sait rien. Il ne peut rien faire pour vous, parce qu'il ne sait pas, pas que ça va mal, pas que ça vous bouffe, pas que vous avez la sensation de toucher le fond.
___Sauf que, vous le savez, ça doit arriver, ce jour ou vous devrez le quitter, juste parce que c'est toujours comme ça. Et puis, à quoi ça sert de se voiler la face, vous voyez bien que ce "vous", il bat de l'aile, que ça devient de pire en pire. Juste vous n'êtes pas prête, pas prête à enfin dire "c'est fini" pas encore prête à changer d'air, pas encore prête à tout laisser derrière vous, enfouis dans vos souvenir. Vous avez encore besoin de lui, vous vous demandez s'il y a encore de l'amour réel ou si c'est juste que vous ne pouvez pas vous en passer. Vous vous étiez rendu compte qu'il était une drogue. mais pas à temps.
___Vous savez que ça ne continuera pas indéfiniment, mais vous n'avez pas envie que ça se termine, vous y êtes tellement attachée. Ca vous tue encore plus de vous dire qu'il arrivera un jour ou ça sera fini.
___Sauf qu'il faut se faire une raison, il ne vous apporte plus rien, il vous étouffe, il vous tue, ça vous bouffe de l'intérieur. Mais vous n'êtes pas prête, alors, pour la dernière ligne droite, qui vous espérez être la plus longue, vous décidez de juste l'aimer, sans tenir compte du reste.
Rien d'anormal, vous me direz. Mais essayez de le remplacer par Eux...
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